Communiqué du 17 octobre 2020

Thème 2020 : « Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous »

Les Nations Unies ont décrété que le 17 octobre de chaque année serait la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Cette journée se veut une invitation à toutes les citoyennes et à tous les citoyens du monde à se demander comment devenir plus solidaires avec les personnes en situation de pauvreté. L’origine de cette journée remonte au 17 octobre 1987, date où de nombreuses victimes de la pauvreté se rassemblèrent à Place du Trocadéro à Paris pour affirmer que : « Là où des hommes sont condamnés à la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Annuellement, le 17 octobre, le Chapitre de Moncton du Front commun pour la justice sociale (FCJS) organise une marche et des activités de réflexion portant sur la pauvreté. Cette année, ces activités sont annulées à cause de la pandémie. Cependant, le 17 octobre demeure une journée idéale pour réfléchir sur la justice sociale.

Une manière de contribuer à plus de justice sociale consiste à de tenter de changer certaines représentations négatives à l’égard des personnes en situation de pauvreté. Un moyen d’y arriver consiste à faire connaitre une série d’actions positives que font certaines personnes moins nanties. On peut, par exemple, remplacer certains préjugés en parlant des contributions des nombreuses personnes en situation de pauvreté de notre région. De telles personnes doivent être le centre d’intérêt en cette journée spéciale puisqu’elles travaillent souvent comme bénévoles dans la communauté. Le Chapitre de Moncton du FCJS vous en donne une dizaine d’exemples.

  • Victor Paulin combat la pauvreté « une cannette à la fois ». Malgré son faible revenu, il trouve moyen de faire de nombreux dons aux banques alimentaires grâce à l’argent qu’il obtient en ramassant et en vendant des cannettes et des bouteilles. Il fait aussi du porte à porte pour solliciter des fonds afin de donner davantage. Victor a fondé l’organisme « Entraide Pauvreté/Poverty Mutual Aid Inc. » qu’il coordonne en vue de concrétiser son désir de solidarité.
  • Joe Arsenault, un membre des Chevaliers de Colomb, fait du bénévolat à Ray of Hope Needy Kitchen et s’est engagé dans la cueillette de fonds appelée « Empty stomach fundsFill the bowls of the needy ». Joe ne s’est pas arrêté là ; il a organisé des parties de bowling comme moyen de cueillette de fonds. L’argent rapporté, soit 4 000 $, a été utilisé pour acheter l’équipement requis pour monter une cuisine populaire.
  • Julie Caissie est âgée de 14 ans, mais elle est déjà très sensible à l’égard des personnes pauvres. À l’école, quand elle voit certains enfants qui n’ont pas de goûter, elle en parle à sa mère et lui demande de leur en préparer. Julie aide sa grand-mère quand celle-là prépare des boites de nourriture pour des personnes dans le besoin et elle l’accompagne lors de leur livraison à domicile, prenant parfois le devant pour livrer la boite avec un sourire.
  • Marilyn Riel est reconnue pour son implication auprès des personnes aux prises avec des problèmes de dépendance. Elle en accompagne régulièrement un certain nombre dans leur cheminement vers la sobriété. De plus, Marilyn fait du bénévolat auprès de personnes dans le besoin qui doivent être accompagnées lorsqu’elles doivent passer par les diverses étapes requises pour obtenir leurs prestations d’assistance sociale.
  • Roberta Cormier rend visite à un proche de sa famille deux à trois fois par semaine pour être une présence pour lui. Elle fait aussi partie du groupe « Support émotionnel ». Quand elle a du temps libre, elle travaille comme bénévole au refuge de la Maison Nazareth où elle fait l’accueil, lave la vaisselle et accomplit certaines autres tâches.
  • Sébastien LeBlanc, même toujours en fauteuil roulant, veut se rendre utile à la société. Il est un bénévole régulier à l’accueil de l’Hôpital Georges L. Dumont où il a récemment reçu une distinction pour ses 3 000 heures de bénévolat. Sébastien est également membre du « Comité d’accessibilité » de la ville de Moncton dont le but est d’assurer aux passagers d’autobus de Codiac Transpo de pouvoir voyager en toute sécurité avec un fauteuil roulant.
  • René Doucet mérite une distingue spéciale pour ses nombreuses années de bénévolat : 14 ans chez Dooly’s comme chargé d’entretien, 10 ans comme bénévole pour Rebrancher du YMCA pour encadrer les gens de la rue et, plus récemment, comme responsable des 25 personnes qui ont jardiné dans des boites au YMCA. Depuis juin 2020, René donne six heures par jour à la Maison Nazareth de Moncton où il est au service des 120 résidents. Il s’occupe de tâches à la cuisine et y sert les repas. Il est reconnu comme annonceur de Bingo, une activité qui se déroule une fois par semaine pour les résidents de la Maison Nazareth et qu’il accomplit avec joie.

·       Dan Robichaud s’est fait le défenseur des personnes de Moncton ayant des déficiences physiques et intellectuelles. La principale contribution de Dan consiste en des cueillettes des fonds, types d’activités qu’il a commencées avec Moncton Headstart et qu’il a poursuivi avec l’Association pour la promotion de l’inclusion. Au moyen de Fun Challenge et d’autres initiatives, Dan a recueilli plus de 25 000 $. Il a coordonné les événements de People First of Moncton et en a été le vice-président. Dan a été un ardent défenseur de Codiac Transpo, du Pink Flamingo Nightclub et du trottoir de la fierté à Moncton. Il siège présentement au conseil d’administration de l’Association pour la promotion de l’inclusion.

  • Salwa Madidich, jeune femme originaire de la Côte d’Ivoire, s’est jointe l’été dernier à l’équipe de bénévoles à la Maison Nazareth à Moncton. Elle a travaillé à la cuisine et au service d’accueil. Présentement Salwa est inscrite à la Faculté d’administration de l’Université de Moncton, mais elle travaille à la Maison Nazareth pendant les fins de semaine.
  • Yvon LeBreton se préoccupe des personnes qui ont de la difficulté à se trouver un logement abordable. Il intervient auprès d’Habitation NB pour signaler certains logements qui pourraient être disponibles à certaines personnes nécessiteuses. Il donne souvent à d’autres personnes une partie des aliments qu’il reçoit de la banque alimentaire. Yvon fait du jardinage en boite, contribuant ainsi à un diminuer la pollution associée au transport d’aliments.

Le thème de l’ONU pour 2020 demande de faire le lien entre pauvreté et justice environnementale. À cause de la dégradation de l’environnement, il est évident que les personnes qui vivent en situation de pauvreté sont les plus touchées. Une de leurs luttes constantes est celle de la sécurité alimentaire. Le réchauffement de la planète affecte nos cultures et rend les aliments plus dispendieux, ce qui a un impact direct sur l’état de nutrition de milliers d’individus et de familles du N.-B.

En cette journée spéciale du 17 octobre 2020, le Front commun pour la justice sociale lance deux messages :

  • Reconnaissons les contributions des personnes qui vivent en situation de pauvreté ainsi que l’aspect positif de ce qu’elles apportent à la société.
  • Demandons au gouvernement du Nouveau Brunswick qu’il légifère pour que les personnes en situation de pauvreté reçoivent an revenu adéquat qui respecte leur dignité.

Pour information :

Johanne Petitpas – (506) 204-4482 et

Marilyn Riel – (506) 384-4403.

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