21 Juin 2021 – pour la diffusion immédiate 

FREDERICTON – Le Front commun pour la justice sociale a dévoilé son nouveau document de lobbying, Justice pour les travailleurs du Nouveau-Brunswick. Le document contient six recommandations du Front commun pour des changements de politique à la Loi sur les normes d’emploi, la loi fondamentale du travail au Nouveau-Brunswick qui établit les droits des travailleurs et les obligations des employeurs. De nombreux travailleurs essentiels n’ont que la les normes d’emploi pour se protéger au travail. Les modifications proposées à la Loi comprennent une augmentation immédiate du salaire minimum à 15 $ l’heure, dix jours de maladie payés par an pour tous les travailleurs et l’introduction de l’équité salariale dans le secteur privé. D’autres recommandations concernent les congés payés, les heures supplémentaires, la rémunération uniforme et la sécurité de l’emploi.  Avec l’aide de bénévoles et de militants de toute la province, le Front commun présentera ses recommandations au public et aux députés provinciaux du Nouveau-Brunswick du 22 au 25 juin.

Citations 

« Notre document de lobbying présente des idées audacieuses qui permettront de mieux protéger les travailleurs essentiels et tous les travailleurs dont la contribution a été si importante dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Assurer un salaire décent à tous les travailleurs grâce à un salaire minimum plus élevé, permettre aux travailleurs de prendre soin d’eux-mêmes et des membres de leur famille grâce à des jours de congé de maladie payés et instaurer l’équité salariale dans le secteur privé a non seulement des effets économiques positifs en réduisant la pauvreté et en augmentant le pouvoir d’achat des Néo-Brunswickois, mais favorise également un milieu de travail et une société plus sûrs et plus sains.”

– Abram Lutes, Coordinateur Provincial  pour la Front Commun

« Il est évident que nous ne pouvons pas continuer à faire les choses comme nous le faisions avant la pandémie de COVID-19. Les travailleurs doivent être valorisés et pris en charge par nos décideurs et nos employeurs, et la façon d’y parvenir est de créer des normes d’emploi solides. Nous avons maintenant l’occasion de décider du type d’économie que nous voulons bâtir au Nouveau-Brunswick et si les politiciens et le public veulent en bâtir une qui donne du pouvoir aux travailleurs, ils devraient examiner nos propositions. »

– Gabrielle Ross-Marquette, Coprésidente syndicale pour la Front Commun

Les faits 

  • Au Nouveau-Brunswick, la Loi sur les normes d’emploi établit les droits fondamentaux des travailleurs et les obligations des employeurs. De nombreux travailleurs essentiels au Nouveau-Brunswick n’ont que la LNE comme protection au travail.
  • Le Nouveau-Brunswick a actuellement le deuxième salaire minimum le plus bas au Canada, soit 11,75 $/heure. Le Conseil du développement humain de Saint John estime que le salaire minimum vital dans la plupart des collectivités du Nouveau-Brunswick est de près de 20 $ l’heure.
  • Selon les données de Statistique Canada, près de 90 000 travailleurs, soit 30 % de tous les travailleurs du Nouveau-Brunswick, gagnent moins de 15 $ l’heure. Les femmes sont 1,4 fois plus susceptibles d’occuper des emplois mal rémunérés au Nouveau-Brunswick. Ces emplois sont aussi ceux qui offrent le moins de protections et d’avantages sociaux.
  • Actuellement, les employeurs du Nouveau-Brunswick ne sont pas obligés d’offrir des congés de maladie payés à leurs employés. Le Québec et l’Île-du-Prince-Édouard exigent des jours de congé de maladie payés.
  • Les salaires décents, les congés de maladie payés et l’équité salariale ont tous des effets positifs sur la prévention et la réduction de la pauvreté. Selon le Centre canadien de politiques alternatives, la lutte contre la pauvreté rapporterait au Nouveau-Brunswick plus d’un milliard de dollars en croissance du PIB.

Informations Connexes 

Contact Medias: 

Abram Lutes

Coordinateur Provincial, Front Commun du N-B

info@frontnb.ca

506-855-897