Nous avons entendu beaucoup d’histoires de pauvreté, de conflits et de relations violentes qui y sont rattachés, de problèmes de santé et de dépendance, d’incarcération, de sentiments d’aliénation et de discrimination et autres épreuves ayant comme conséquence que ces personnes sont sans-abri ou vivent dans des refuges, dans des endroits et des conditions atroces, et ce pour de longues périodes.

Nous avons entendu des histoires de soutien et de services sociaux, financiers et autre venant de la famille, des amis et du gouvernement qui ne sont pas suffisants pour permettre de franchir cette situation adverse rapidement et de manière fiable.

Nous avons entendu des histoires de préjugés contre les pauvres, à un point tel qu’il n’y avait que peu de choix ou d’endroits où être ou exister dans la communauté d’une journée à l’autre, où la sécurité ou la police ne leur demandait pas de quitter les lieux. Ces gens se sentent qu’on les perçoit comme des intrus, ou encore des personnes qui ne sont pas les bienvenues ou qui sont ennuyeuses. En fait, ceci s’est produit pendant une des entrevues réalisées pour ce rapport.

Par ailleurs, certaines de ces personnes nous ont également partagé leur reconnaissance envers des membres de la société qui les ont aidés à trouver de l’hébergement. Ces personnes valorisent le fait d’avoir été acceptées comme elles le sont à présent, avec leurs idées surgissant de la sagesse de leur expérience vécue qui pourraient les aider à sortir de la pauvreté et avoir un toit au-dessus de leur tête. En effet, les sans-abris eux-mêmes peuvent parfois présenter des solutions novatrices à leurs propres problèmes, surtout si les citoyennes et citoyens et leurs gouvernements sont à l’écoute, ont l’esprit ouvert et sont prêts à aller jusqu’au bout dans l’application des politiques et pratiques qui existent à l’intérieur et à l’extérieur de la province.

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