Entre 2008 et 2017, les augmentations du salaire horaire minimum des travailleuses et travailleurs au salaire minimum n’ont pas suivi les augmentations du salaire horaire moyen de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses de la province.

Chaque année, le salaire minimum a été sous la moyenne du salaire minimum des provinces atlantiques. En 2018, le Nouveau-Brunswick se classe septième par rapport aux autres provinces.

Les femmes sont encore surreprésentées (+57 %) dans la population active rémunérée au salaire minimum.

Les travailleuses et travailleurs dans les petites et moyennes entreprises s’en sont tirés mieux que les travailleurs et travailleuses dans les entreprises avec 500 employés et plus durant la dernière décennie (2008-2017).

Le revenu annuel net dans les quatre catégories de travailleurs et travailleuses au salaire minimum (personne seule, famille monoparentale, couple avec deux enfants et couple avec deux enfants, mais deux salaires minimums) n’est pas suffisant pour éviter un déficit annuel.

Moins du tiers (29 %) seulement de toutes les travailleuses et tous les travailleurs sont syndiqués au Nouveau-Brunswick, et la grande majorité de ceux et celles qui sont au salaire minimum ne sont pas syndiqués, donc dans leur milieu de travail, ils ne sont protégés que par les Normes d’emploi. Celles-ci n’ont pas changé depuis longtemps, et il y a un besoin pressant de changer ces normes.

Les employeurs ont eu certains coûts (augmentations du salaire minimum, le Régime de pensions du Canada, primes de Travail sécuritaire NB, etc.) pendant les dix dernières années étudiées, mais ils ont aussi vu une diminution de leurs impôts, il y a beaucoup de programmes provinciaux (octrois, subventions, soutien direct) pour leur venir en aide avec les coûts de la main d’œuvre, le développement de produits, les exportations, la modernisation, et ils peuvent déduire un bon nombre de dépenses pour la conduite des affaires.

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